Article 10 : Comment bien profiter de l’instant présent ?

Questions sans réponses, préoccupations : notre esprit est toujours en ébullition. Chut ! On arrête tout. Exit le passé, l’avenir. Place au présent : vivez cette année, ce mois, cette semaine, demain et aujourd’hui avec force et vitalité en étant bien ancré dans la réalité. Parce que comme le disait John Lennon : « La vie, c’est ce qui est en train de passer pendant que l’on est occupé à autre chose. »
Oui on aimerait que les journées fassent plus de 24h et qu’on ait le temps de faire tout ce qu’on avait prévu. Mais on n’est pas des wonderwomans ! Avez-vous remarqué qu’on ne pense que rarement à ce qu’on fait dans l’instant, maintenant, là ? Souvent on se projette, on pense à ce qu’on devra faire dans 1h, 4h, après le boulot, après le métro, après manger, demain, le week-end prochain, l’été prochain, dans 1 an, 5 ans, 20 ans. Mais le plus important c’est d’être là, maintenant et de profiter pleinement de ce moment. Car il faut des fois souffler un peu, faire une pause et arrêter le petit vélo qui pédale dans notre tête !
ON TRAVAILLE SUR SOI
Selon certains spécialistes et thérapeutes, vivre et profiter de l’instant présent est le fruit d’un travail intérieur exigeant. Vécu en conscience, le présent s’atteint à force de réflexion et de méditation car il ne nous est pas naturel. Combien de fois nous a t-on répété sans cesse « Passe ton bac d’abord ! » puis, plus tard, « Le bonheur, c’est avoir plus, mieux, plus cher » ? L’éducation judéo-chrétienne nous a appris à déserter la réalité présente en se souciant du futur. Le passé aussi n’est pas un meilleur allié : sous forme d’idées reçues, d’expériences et de croyances, il nous incite à plaquer ce que l’on a déjà vécu sur nos nouvelles aventures… Alors on fait le vide dans notre tête et on réfléchit sur nous-même, nos envies, nos choix et nos motivations, puis on profite de ce qu’on vit là ; maintenant !
ON S’ANCRE DANS CHAQUE JOURNÉE
Eckhart Tolle, célèbre écrivain que l’on qualifie « d’enseignant spirituel le plus branché d’Amérique » enseigne à faire la différence entre « temps-horloge » et « temps psychologique ». Le premier est celui des actions pratiques nécessaires pour faire avancer un projet, comme quand on téléphone à l’agence de voyages ou recherche sur internet l’adresse d’un hôtel à réserver. Le second, le « temps psychologique », risque sans cesse d’envahir la réalité présente : exemple, on n’apprécie rien de notre quotidien quand on rêve de notre prochain voyage sous les tropiques. Mais dans chacune de ses journées, et bien ancré dans son présent, on peut tout à fait travailler à son avenir. On rapatrie donc notre énergie en se demandant ce qu’on peut faire aujourd’hui pour alimenter notre projet. Et on évite de se perdre dans des anticipations inutiles et stressantes.
ON ÉCOUTE SES ÉMOTIONS
Pourquoi de pas devenir l’observateur de soi-même et faire du moment présent une voie pour mieux se connaître ? On vous le dit, à vous sentir vivante et enracinée dans votre corps et vos émotions, le présent est l’indispensable toile de fond des « plaisirs minuscules » que chacune a tendance à oublier : alors on s’exerce à profiter de la moindre petite chose qui ne nous prend que quelques secondes mais qui peut nous faire un bien fou ! Par l’usage de nos cinq sens, on s’y met : on a le sentiment d’exister ! Ne dit-on pas que les choses simples sont parfois les meilleures ?
ON RALENTIE NOTRE RYTHME DE VIE : NON AUX MULTI-TÂCHES !
Même si de nouvelles technologies sont inventées pour nous permettre de gagner du temps, on passe celui-ci à essayer de faire plus de choses. Contradictoire non ? Au travail, c’est vrai, il est de bon ton de montrer qu’on est surchargé et débordé mais on a ainsi l’impression de toujours vivre à 200 à l’heure et de ne jamais avoir le temps de profiter de l’instant présent ! On court sans cesse à droite à gauche, une véritable course contre la montre… mais ce serait bien de ralentir et de profiter de la vie non ? En y réfléchissant, vous vous rendez bien à des rendez-vous ou meeting inutiles. Ou, une fois terminés, vous roulez certainement aussi vite que possible pour rentrer chez vous (et cela même quand vous n’avez rien de spécial à faire une fois arrivé.) Stop ! La prochaine fois que qu’on se sent stressé et submergé de travail, on se demande si ces emails sont autant importants pour qu’on ne puisse y répondre plus tard, on se pose la question de savoir si c’est vraiment un gain de temps de manger en regardant la télévision, et on se questionne sur le fait de savoir s’il est vraiment nécessaire que l’on soit joignable sur notre Blackberry 24h sur 24. Bien entendu, être productif est important mais il s’agit ici d’apprendre à ralentir le rythme quand il est possible. On se contente donc de prendre et faire les choses comme elles viennent, les unes après les autres. Plus de réponse d’email en même temps que l’on mange. Ni de surf sur le web quand on est au téléphone. On effectue une seule chose à la fois et on liste les tâches à faire afin de ne pas s’y perdre. On raye au fur et à mesure, on met d’un côté ce qui est urgent et de l’autre ce qui peut attendre. Vous verrez, non seulement vous serez moins stressé mais vous serez plus conscient et donc plus efficace dans ce que vous ferez.
ON PLANIFIE NOTRE VIE
Regardez ce que vous arrivez à faire plutôt que ce que vous n’arrivez pas à faire. Oui vous devrez remettre des choses au lendemain, et alors ? Si cela vous déçoit tant que ça, fixez-vous moins d’objectifs et organisez-vous. Les agendas sont faits pour ça. On n’a plus besoin de penser sans cesse à ce qu’on doit faire, tout est écrit pour ne rien oublier. On fait de même avec nos sorties. Inutile d’enchaîner trois soirées à l’extérieur de suite (entre amis, avec notre amoureux ou en famille). On s’accorde du temps à soi-même puisqu’on a toute la vie devant nous ! Alors passez par exemple trois soirs par semaine chez vous à profiter de votre solitude pour vous coucher tôt, lire votre livre préféré ou flâner dans un bon bain moussant. Organisez le reste de votre semaine aux sorties diverses que vous souhaitez. Si ce n’est possible une certaine semaine, ce n’est pas la fin du monde ! Vous reportez à la prochaine.
EN MODE OFF : ON SE PROMÈNE DANS LA NATURE
Oui aux vraies pauses. On remarque par la fenêtre que le soleil pointe le bout de son nez ? Hop, on en profite pour aller se promener. Tout est permis, de la marche à la course à pieds. La clé, c’est d’essayer de se concentrer sur l’environnement qui nous entoure et non sur ce qu’on a fait auparavant ou ce qu’on fera par la suite. Par exemple, si on est au bord de la mer, on est attentif au son des vagues. En pleine nature, au bruit du vent dans les feuilles d’arbre. Dans le centre ville, à celui des moteurs et des gens. Après ça, non seulement on rentre chez nous en ayant la sensation d’avoir avalé un grand bol d’air frais mais on se sent ressourcé et relaxé ! C’est mieux que d’être affalé tout l’après-midi dans le canapé non ?
ON SE CONCENTRE SUR CE QUI NOUS ENTOURE
On imagine la scène : patientant dans une salle d’attente, vous êtes scotché à votre téléphone pour répondre à vos messages. Vous réfléchissez déjà à la route que vous allez prendre pour le retour ou aux éventuels embouteillages que vous allez rencontrer mais encore à ce que vous ferez une fois rentré chez vous… Non, non non, laissez ces pensées derrière vous et explorez ce qui vous entoure : observez la personne se trouvant près de vous ; son attitude, ses gestes mais encore sa posture, détaillez le décor; ses objets, ses meubles. Encore une fois, le but ici est de profiter de la situation pour se mettre en pause et appuyer sur le bouton « off » de notre ciboulot !


jan 30, 2013 @ 12:51:25
» Je vois ce que je crois « La force des « étiquettes » que l’on peut coller à certaines personnes.